Horticulture 101 - ÉcoloTrucs

3 Juillet 2013 2337 views

Par Rock Giguère

Aménager une rocaille

   

L’aménagement d’une rocaille nous permet d’utiliser les roches que nous avons dégagées de notre terrain lors de la construction de notre maison ou lors du creusage de nos platebandes. Bien souvent, les voisins se font un plaisir de nous en fournir, ne sachant quoi faire pour se débarrasser de leurs pierres inutiles.

 

Apprenons à connaître nos alliés

   

La prédation joue un grand rôle pour garder un équilibre global qui empêche certains insectes de devenir en trop grand nombre et dévaster ainsi nos plantes ornementales. Deux batraciens, la grenouille et le crapaud mangent beaucoup d’insectes nuisibles, comme les limaces sous nos hostas, les perce-oreilles, les vers-gris, plusieurs chenilles, etc.

Il faut donc les protéger, si nous avons la chance d’en héberger un ou plusieurs spécimens. Même s’ils inspirent répulsion et dégoût à certaines personnes, il faut les voir sous un autre regard et les garder comme alliés. Ils ont à leur compte la destruction de millions d’insectes par jour. Plusieurs insectes sont aussi des prédateurs utiles comme les coccinelles, les araignées et les mille-pattes. Apprenons à les connaître et protégeons-les.

 

Arbres décoratifs

   

Dégagez un diamètre de 60 à 90 cm au pied de votre arbre en enlevant la tourbe. Installez une bordure décorative et recouvrez la terre nue d'un bon paillis. Ces gestes permettront un meilleur développement de votre arbre. Installez un protecteur perforé (pour permettre une circulation d'air) autour du tronc, afin de prévenir les blessures au tronc causées par les rongeurs, la tondeuse ou le coupe-herbe.

 

Avant de planter vos arbres fruitiers

   

Tous les arbres fruitiers préfèrent croître dans un sol qui se draine bien. Il n’est pas suffisant, dans un sol argileux et lourd, de creuser le trou de plantation plus grand et plus profond et de le remplir de bonne terre. L’eau finit toujours par s’accumuler dans le trou et l’arbre dépérit tranquillement et meurt, non de froid mais de surplus d’eau.

Évitez les sols lourds, et, si possible, prenez avantage d’un site en pente où l’eau s’évacue par gravité. Si vous n’avez pas d’autre choix que de planter des arbres fruitiers dans un sol argileux, commencez par optimiser le drainage du site en posant des drains souterrains ou en creusant des fossés. Ensuite, plantez vos arbres sur des buttes, comme on fait pour les concombres. Rajoutez de la bonne terre au trou de plantation, mais gardez aussi de la terre d’origine, pour que l’arbre ‘s’y habitue’. Utilisez des mycorhizes pour aider le développement des racines.

 

Bien acclimater une plante cadeau

   

Si la plante que vous avez acheté à la Fête des Mères se trouvait à l’intérieur d’une serre ou d’un bâtiment quelconque, elle n’est pas habituée au climat extérieur. Il faut l’acclimater graduellement pour éviter des dommages pouvant varier d’un retard de croissance jusqu’à la mort subite.

Première chose à faire : Informez-vous si la plante en question est sensible au gel ou aux températures fraîches (ex gerbera, bégonia ou impatiens). Si c’est le cas, retarder le processus décrit ci-dessous de quelques semaines, car il fait trop froid dehors au mois de mai pour ce type de plante. Entre-temps, la traiter comme une plante d’intérieur.

Lorsqu’on acclimate une plante, il faut l’habituer à trois choses : les températures extérieurs plus fraîches, le soleil qui est plus fort dehors, et le vent, qui n’existe pas dans les serres. Comment faire? Il faut simplement procéder graduellement, en évitant l’exposition aux conditions extrêmes. Commencer par laisser la plante à l’extérieur pendant une demi-journée, à l’abri et par beau temps. Le lendemain, s’il fait beau, rallongez le temps passé dehors et exposez la plante à plus de soleil. Le surlendemain, si possible, ajoutez une nuit sans gel à la belle étoile. Après trois nuits passées dehors, une plante qui n’est pas sensible au gel est normalement prête à affronter des températures sous zéro. Elle est aussi prête à faire face au vent et au soleil sans que ses feuilles ne brûlent.

 

Bleuets

   

Il est recommandé de planter deux à trois cultivars différents de bleuets pour une meilleure pollinisation. Il est aussi important de laisser 1 à 1,5 m entre les plants de bleuets géants.

 

Buddléias

   

Les buddleias attirent les papillons – et les humains – grâce à leur parfum enivrant qui rappelle celui des lilas. Excellentes comme fleur coupée, il faut les cultiver au plein soleil pour une bonne floraison. Rustiques dans la zone 5, elles doivent être protégées ou cultivées comme annuelle dans les zones plus froides.

 

Cannas (Balisier)

   

Le trempage des bulbes dans un bain tiède pendant environ 12 heures avant la plantation réhydrate les bulbes et stimule le débourrement. On peut ajouter un fertilisant organique à l'eau comme un fertilisant à base d'algues.

 

Conifères à croissance continue; Cèdres (Thuya), genévriers, ifs et autres

   

Faites de bons choix, car les dimensions de certains conifères peuvent nous surprendre rendus à maturité. Il est plus agréable de contempler la croissance de nos conifères, que de les tailler pour contrôler leur envahissement.

 

Conifères à croissance spontanée; Pin, sapin, épinette et autres

   

Pour conserver ou raviver la coloration des épinettes bleues, ajoutez du sulfate d'aluminium sur le sol. Faites des choix judicieux, car les dimensions de certains conifères peuvent nous surprendre, rendus à maturité. Il est plus agréable de contempler la croissance de nos conifères, que de les tailler continuellement pour contrôler leur envahissement.

 

Des amis fidèles

   

Il est amusant de constater que le basilic, qui accompagne si bien les tomates dans les salades et les sauces, est aussi un compagnon bénéfique pour les plants de tomates au jardin. Il en va de même pour la sarriette et les haricots, la bourrache et les concombres et l’aneth et les concombres. Essayez donc de planter ces partenaires à proximité l’un de l’autre, afin de tirer le maximum d’avantages de leur mystérieuse synergie.

 

Des bleuets en abondance, année après année

   

Les bleuetiers ont des besoins en eau qui sont modérés mais constants. S’ils souffrent de manque d’eau durant une période chaude de l’été ou de l’automne, il se peut qu’ils entament l’hiver du mauvais pied et qu’ils subissent des dommages hivernaux. Donc, faites un arrosage en profondeur – même aux bleuetiers établis – durant les périodes sèches.

Le début de septembre est un bon moment pour fertiliser vos bleuetiers avec du sulfate de potassium-magnésium, vendu sous le nom de « K-Mag » ou « Sul-Po-Mag ». Les bleuetiers sont souvent déficients en magnésium, et le potassium l’aide à mieux supporter les rigueurs de l’hiver.

Si vos bleuetiers ont quatre ans ou plus, mettez une note à votre agenda de les tailler au début du printemps pour éliminer, jusqu’à la base, les tiges faibles ou peu productives.

 

Des plants de tomate en santé

   

Lorsque l’été est beau et chaud, les plants de tomate sont généralement en santé et chargés de fruits. Mais, comme notre climat est souvent frais et pluvieux, les conseils suivants peuvent assurer une bonne récolte quand même :

  • Ne transplantez pas vos plants dehors trop vite. Mieux vaut attendre encore une semaine que de les exposer à des nuits fraîches. (En bas de +5°C, vos plants grelotteraient s’ils le pouvaient…)
  • À la plantation, incorporez au sol des mycorhizes pour renforcir le système racinaire, et un engrais riche en calcium pour prévenir la pourriture apicale, un désordre physiologique qui fait pourrir les premiers fruits.
  • Fertilisez régulièrement, surtout lors de la formation des premiers fruits.
  • Arrosez de préférence le matin et par la base, pour mouiller le feuillage le moins possible.

 

Du paillis partout

   

En réduisant l’évaporation de l’eau du sol et en gardant le sol plus frais, le paillis réduit les  besoins en eau des plantes de 20-50%, ce qui n’est pas minime. S’il est commun de voir des paillis d’écorces ou de roches dans nos aménagements de vivaces et d’arbustes, nous hésitons à en utiliser au potager ou pour nos plantes en contenants, malgré les besoins élevés en eau de ces cultures.

Au potager, la paille fait un paillis économique, relativement exempte de mauvaises herbes (au contraire du foin) et qui se décompose assez rapidement. Par contre, si les limaces sont un problème, ils vont l’être encore plus avec un paillis de paille. Pour vos concombres et melons, installez des feuilles de plastique noir (qui peuvent être fabriquées de sacs à vidanges) autour des plants. En plus de conserver l’eau et contrôler les mauvaises herbes, le plastique noir absorbe la chaleur si nécessaire pour la maturation des fruits.

Comme la culture en contenants implique normalement des surfaces plus petites, on peut se permettre d’utiliser un paillis commercial d’écorces, d’écailles ou de roches. Une fois le paillage terminé, vous constaterez vous-même la réduction des besoins en eau de vos plantes en contenants. Avant de les arroser, vérifiez en dessous du paillis si le sol est sec. Dans le cas d’un contenant rempli de plantes au feuillage si dense qu’on ne voit pas le sol, l’ajout de paillis aura peu d’impact.

 

Faire refleurir les cactus de Noël

   

L'idéal pour faire refleurir un cactus de Noël est de le mettre, dès l’automne, dans une pièce fraîche (10-18°C) où il sera à la noirceur à partir du coucher du soleil jusqu'au lever, sans éclairage artificiel. Lorsque vous observerez la formation de boutons floraux sur votre cactus, vous pourriez le transférer dans une autre pièce. Au contraire des cactus de Pâques, les cactus de Noël n’ont pas besoin de subir une période de sécheresse pour fleurir.

 

Faire refleurir les plantes de Pâques

   

La plupart des plantes vendues à Pâques – les lys de Pâques, les hydrangées bleues, les chrysanthèmes, etc. - sont difficiles à conserver d’une année à l’autre ou difficiles à faire refleurir. Cela n’enlève rien à leur beauté ni à leur valeur comme cadeau. Cependant, si vous tenez à offrir (ou à vous acheter) une plante qui va revenir et refleurir, choisissez  des potées de bulbes rustiques (tulipes, narcisses ou crocus) que vous pourriez transplanter au jardin plus tard au printemps. Les azalées vendues à Pâques ne sont pas rustiques au Québec, mais elles refleuriront bien si vous les mettez à l’extérieur.

 

Géranium (Pelargonium)

   

À l'automne, il est fortement recommandé de laisser les plantes annuelles en pleine terre afin d'éviter que le gel pénètre plus profondément autour des autres plantes (vivaces ou autres.) Par contre, si vous récupérez vos pélargoniums (géraniums) pour des boutures, il suffit de remplir les trous avec un terreau de plantation enrichi de compost et de compacter.

 

Hibiscus

   

L'hibiscus fleurit mieux lorsqu'il se sent à l'étroit dans son contenant. Lors de l'arrosage, assurez-vous de bien humecter toute la motte de terre.

 

Plantes intérieures

   

Lors de l’arrosage, presque toutes les plantes d’intérieur aiment que toute leur motte de terre soit humectée. Si possible, sortez la plante de son pot après un arrosage que vous jugez suffisant, pour vérifier jusqu’où l’eau s’est rendue. Ne pas vous fier sur le fait que l’eau coule du fond du pot! Là où les plantes d’intérieur diffèrent, c’est à quel point elles aiment que la terre devienne sèche entre les arrosages, et c’est ce qui détermine la fréquence d’arrosage idéale pour chaque plante.

 

L'analyse de sol

   

Il est rarement nécessaire pour le jardinier amateur de faire une analyse élaborée d’un sol. Une telle analyse est d’ailleurs dispendieuse et difficile à interpréter. Par contre, il est parfois bon de vérifier, par une analyse simple et moins coûteuse, le pH ou l’acidité/alcalinité du sol. Votre centre jardin offre souvent ce service.

Pourquoi le pH du sol est si important? C’est parce qu’il détermine, parmi tous les éléments nutritifs qui sont présents dans le sol, ce que la plante sera réellement capable d’absorber. De façon générale, la disponibilité des éléments nutritifs est optimale lorsque le pH est plutôt neutre, entre 6,3 et 7,0. Si le sol est trop acide (pH en bas de 6.0) ou trop alcalin (pH en haut de 7.0) la plante peut faire face à des carences de certains éléments, même s’ils sont présents dans le sol.

En d’autres mots, il ne suffit pas de rajouter des fertilisants, il faut aussi les rentabiliser avec un pH bien ajusté. Heureusement, la chaux dolomitique (pour augmenter le pH) et la mousse de tourbe ou le soufre en granules (pour abaisser le pH) sont de prix très abordable. Il s’agit de les appliquer en suivant les indications de l’analyse de sol.

Faites l’analyse de sol du potager et du gazon environ aux trois ans. Pour les plates-bandes, une analyse au départ devrait suffire. Certaines plantes sont acidophiles et ont besoin d’un pH plus bas que la normale. Les plus connues sont les rhododendrons, les pommes de terre et les bleuetiers. Une analyse de sol aide à bien ajuster le pH pour eux.

 

L'application d'un herbicide : le sel

   

On peut fabriquer avec de l’eau chaude additionnée de sel un désherbant très efficace. On utilise généralement du gros sel. Plus notre potion magique contient du sel, plus elle est efficace comme désherbant. Cependant, il faut que le sel puisse se dissoudre dans l’eau. Il faut donc que le mélange soit équilibré pour permettre la dissolution.

 

L'éclairage des semis à l'intérieur

   

La plupart des semences de fleurs et des légumes vont bien germer à la température de la pièce (ou un peu plus chaud pour les tomates et les piments). Les semences n’ont pas besoin de lumière à ce stade-ci, et peuvent bien germer sur le dessus d’un réfrigérateur, par exemple. C’est à partir de la germination que la lumière devient si importante pour obtenir des plants trapus et en santé. Si possible, placez-les près d’une fenêtre donnant sur le sud.

 

La fertilisation du printemps … à l’automne

   

Si cela convient mieux à votre emploi du temps, vous pouvez faire la fertilisation printanière de vos arbustes et vivaces à la fin de l’automne. À ce moment, les journées sont courtes et fraîches et le sol est refroidi, donc il n’y a pas de danger de stimuler la croissance avant l’hiver. On peut donc tasser le paillis, répandre des fertilisants et du compost autour des plants, et replacer le paillis. À l’arrivée du printemps, les fertilisants commenceront à agir dès que le sol se réchauffera.

Ne pas fertiliser à l’automne dans une pente, car les fertilisants peuvent être emportés par ruissellement lors d’une pluie forte. Ne pas utiliser des engrais solubles ou à action très rapide car ils risquent de s’infiltrer en profondeur dans le sol avant d’être absorbés par les racines des plantes.

 

Le compost n'est pas miraculeux

   

Durant le processus de décomposition, la plupart des tas de compost domestiques n’atteignent pas les hautes températures nécessaires pour tuer les semences de mauvaises herbes, les maladies ou les insectes.  Donc, si vous mettez des feuilles, des tiges ou des fruits infestés dans votre compost, vous risquez de répandre vos problèmes avec l’application du compost qui les contient.

Il est vrai que certaines maladies et insectes sont si omniprésents qu’ils vont réapparaître de toute façon. Il n’est pas question de paniquer et d’arrêter de composter. Mais pour enrayer certains problèmes comme, par exemple, des pommes qui se font piquer par les vers ou des plants de tomate ou de pomme de terre qui échaudent, il faut réduire les effectifs de l’ennemi et ne surtout pas les répandre davantage. Dans ces cas, il vaut mieux:

  • ramasser toutes les plantes ou les parties de plantes infectées
  • ne pas mettre ces matières infectées au compost
  • vous débarrasser de ces débris indésirables, soit en les brûlant, soit en les enterrant (loin du jardin), soit en les envoyant au site d’enfouissement dans un sac fermé.

 

Le journal, un allié

   

L’ajout d’une couche de papier journal, six à dix feuilles, avant d’appliquer un paillis, empêche la pousse de plusieurs plantes indésirables tout en évitant les pertes en eau dans le sol. On utilise ainsi un matériel gratuit et une solution écologique, car le papier journal est biodégradable.

 

Les colibris à votre service

   

Savez-vous que les colibris mangent des insectes? Ces petits êtres énergivores, qui nécessitent jusqu’à 6000 calories par jour pour survivre, s’alimentent principalement de nectar, mais ils mangent aussi des pucerons, des fourmis et d’autres petits insectes. Pour les attirer au jardin, plantez des végétaux aux fleurs tubulaires qui contiennent beaucoup de nectar, comme les ancolies ou les weigelas, de préférence (mais pas nécessairement) de couleur rouge. Vous pouvez aussi installer des mangeoires à colibris.

 

Les jardins naturels

   

Les graminées sont devenues progressivement très populaires au cours des dernières années, parce qu’elles forment un décor naturel, rappelant fortement l’œuvre de la nature. De plus, elles sont faciles de culture, résistant bien à la sécheresse et surtout n’étant pas susceptibles en général aux attaques des insectes et des maladies. Ce sont donc des plantes écologiques qui devraient remplacer certaines plantes exigeant des arrosages avec l’eau de l’aqueduc ou l’utilisation de pesticides.

 

Les plantes compagnes

   

Certaines plantes compagnes éloignent certains prédateurs ou minimise leurs dégâts.

Ainsi, des herbes et des plantes comme l’ail, le basilic, la lavande, le thym, les œillets d’inde masque la présence de l’aliment préféré au prédateur. Les roses aiment l’ail.

 

L’huile de dormance repensée


 

 

On utilise l’huile de dormance, souvent mélangée à la bouillie soufrée, pour enrayer certains insectes et maladies sur l’écorce des arbres et arbustes en période de dormance, c’est-à-dire lorsqu’ils n’ont pas de feuilles (car ces produits peuvent endommager les feuilles). De coutume, on vaporise cette huile au printemps, avant le débourrement des feuilles.

Le problème est que, pour une application efficace, la température doit être au dessus de 10°C au moment de vaporiser, et il ne doit pas avoir de gel ni de pluie dans les 24-48 heures qui suivent. Malheureusement pour les jardiniers québécois, nos printemps sont gaiement parsemés de pluie et de gel, et, première nouvelle qu’on sait, les arbres et arbustes ont bourgeonné et c’est trop tard pour l’huile.

Pourquoi ne pas moderniser notre pensée? On pourrait appliquer l’huile de dormance à l’automne, après la chute des feuilles. Grâce aux changements climatiques, cette saison représente une meilleure opportunité de réunir les conditions météorologiques nécessaires pour une bonne application, car le temps est plus stable.

Autre modernisation : il existe maintenant des huiles insecticides (par exemple à base de neem ou de canola) qui peuvent être appliquées lorsque le feuillage est présent. Ces produits sont efficaces contre un large spectre d’organismes nuisibles et peuvent souvent remplacer l’huile de dormance.

 

Pas de gazon sous mon arbre

   

Lorsque vous plantez un arbre, gardez une zone d’environ 60-90cm de diamètre autour de sa base libre de gazon. Pour ce faire, vous pouvez installer une bordure en plastique en rond autour de l’arbre et recouvrir le sol de paillis à l’intérieur du rond. Une autre possibilité moins compliquée consiste à installer une collerette de paillage. Celle-ci est un tapis en forme de disque, souvent fabriquée en fibre de noix de coco ou en caoutchouc recyclé, qui laisse pénétrer l’eau et l’air mais empêche la croissance du gazon et des mauvaises herbes. Les avantages d’empêcher la croissance du gazon au pied d’un arbre sont nombreux. Votre arbre s’enracinera plus rapidement sans la compétition du gazon, et il sera plus facile de le fertiliser les premières années. Il sera également plus facile de passer la tondeuse autour de l’arbre, et ce dernier ne risquera pas de se faire blesser par la tondeuse ou le coupe-herbe. De plus, les petits rongeurs seront moins portés à visiter la base de tronc et d’en déguster l’écorce. (Installez quand même un bon protège tronc à surface perforée au cas où.)

 

Plantez des abris fauniques

   

Si les humains ressentent rarement la crainte d’être attaqués et mangés tout rond par un prédateur, il en est tout autrement pour les oiseaux, les papillons, les grenouilles et les petits mammifères. Si vous voulez que votre cour devienne un petit oasis pour la faune, plantez des abris diversifiés, incluant des arbres et arbustes feuillus, des conifères et des fougères. Essayez de favoriser les plantes indigènes.

 

Plus de fraises, SVP !

   

La culture des fraisiers à production continue ne se fait pas uniquement en pleine terre. En fait, une jardinière de fraisiers sur votre balcon vous fournira une quantité intéressante de fraises tout l’été durant, de quoi garnir à merveille vos céréales du matin. Placez votre jardinière le plus au soleil possible et fertilisez une fois par semaine avec un engrais soluble pour tomates et légumes. En plus de produire des fruits succulents, vos fraisiers vont mettre beaucoup d’énergie dans la production de stolons, des tiges retombantes qui deviendront avec le temps de nouveaux fraisiers. Mais cette deuxième génération de fraisiers ne produira peu ou pas de fraises avant l’année suivante et elle représente surtout une perte d’énergie pour les fraisiers en production. Donc il vaut mieux éliminer les stolons pour maximiser la récolte. Une solution de compromis consiste à laisser les stolons pousser jusqu’à ce qu’ils aient quelques racines, les séparer alors du plant-mère, et les transplanter dans un autre contenant, une plate-bande ou au potager. De cette façon, vous pouvez cultiver vous-même vos fraisiers pour l’année suivante.

 

Protégeons les lombrics (vers de terre)

   

Le lombric est très important pour structurer les sols. Ces «ingénieurs du sol» permettent l’aération du sol en creusant des réseaux de galeries. Celles-ci permettent une bonne circulation des gaz et favorisent le cycle de l’eau. Indirectement, ils aideraient ainsi aux micro-organismes qui sont responsables de l’humus. La culture biologique protège les lombrics. Des expériences sont menées actuellement pour les utiliser afin d’épurer les eaux usées.

 

Quand faire la protection hivernale ?

   

C’est un peu ennuyeux, mais la protection des arbustes, conifères et rosiers avec des cônes ou des toiles géotextiles doit être fait tardivement. Il faut en fait exposer les arbustes le plus longtemps possible au climat automnal, car cette exposition aide à les endurcir à l’hiver. Et surtout, il faut éviter que les arbustes subissent des journées chaudes, comme on en a parfois en novembre, pendant qu’ils sont tous emmitouflés dans leur protection.

Donc, la pose des cônes et des toiles se fait de la mi-novembre à la fin novembre, selon les régions. Toutefois, rien ne vous empêche de faire une partie des travaux de protection plut tôt, quand le temps est plus clément. Vous pouvez ainsi tailler les arbustes qui doivent être protégés en même temps que la taille automnale de vos autres arbustes, et vous pouvez poser à l’avance les structures en bois qui supporteront les toiles géotextiles. Il ne restera qu’à placer les cônes ou à fixer la toile.

 

Remparts biologiques

   

Certaines herbes peuvent être de véritables remparts biologiques contre les insectes.

  • L’ail (Allium): cette plante éloigne les pucerons.
  • La menthe (Mentha): cette plante vivace serait un bon insecticide contre les puces.
  • La sauge (Salvia): la sauge fait fuir les mouches de la carotte, la noctuelle du chou et les tiques.

 

Rosiers; Hybride de thé, floribunda et grandifrora

   

Choisissez de préférence des rosiers résistants aux maladies et aux insectes. Ils devraient aussi être rustiques dans votre zone. Plus ils seront exposés au soleil, moins ils seront malades. Plantez de l'ail au pied de vos rosiers; car c'est un répulsif naturel. Il est aussi possible de faire un insecticide à base d'ail, d'eau et de savon; très efficace contre les pucerons. Pendant la saison, il est très important de supprimer les fleurs fanées afin de stimuler la nouvelle floraison.

 

Rustiques jusqu’aux boutons ?

   

Lors d’une visite au centre jardin, peu de horticulteurs résistent devant un magnifique rhododendron en fleurs. Mais il arrive parfois que celui-ci, quoiqu’en bonne santé, ne fleurit plus jamais. Pourquoi?

Les rhododendrons forment leurs boutons floraux en été et à l’automne. Ceux-ci sont très visibles à l’œil nu, et se trouvent au bout de chaque branche. Si vous ne voyez pas ou peu de boutons floraux à l’automne, il se peut que votre rhododendron soit trop à l’ombre. Si vous voyez des boutons mais ils sont noircis, il y a un problème de maladie ou de sol trop humide. Si vous avez accidentellement taillé votre rhodo à l’automne, vos boutons floraux se trouvent probablement sur le tas de compost…

S’il y a de beaux et de nombreux boutons à l’automne, mais pas ou peu de floraison au printemps, il est probable que vos boutons aient gelé durant l’hiver, car ils sont parfois moins rustiques que le rhododendron lui-même. Essayez alors de protéger votre rhodo à l’automne avec une toile géotextile. Une dernière possibilité, d’ordre gastronomique, est que vos boutons aient servi de câpres lors des repas hivernaux des chevreuils ou des lièvres.

 

Un insecticide : le vinaigre

   

En arrosant nos plantes avec un mélange composé de vinaigre blanc et d’eau on peut venir à bout de certains insectes. Une recette : 1 litre d’eau, une cuillerée de vinaigre  et une cuillerée à soupe de savon liquide.

 

Un répulsif contre les insectes : le marc de café

   

Le marc de café a la réputation d’être un répulsif efficace contre certains insectes. Il est déposé aux pieds des plantes. Ainsi, il éloigne des insectes comme les pucerons et les fourmis, en créant une barrière olfactive.

 



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